Archives de Catégorie: Opinions | OS

Enquête sur les politiques des organismes de financement en faveur de la science ouverte

Le  rapport Insights into European research funder Open policies and practices présente les résultats d’une enquête menée auprès des organismes de financement de la recherche européens. Il s’agissait pour SPARC Europe de connaitre leurs politiques, leurs pratiques et leurs incitations vis-à-vis du libre accès aux publications et de l’ouverture des données. À travers cette enquête, l’objectif de SPARC Europe est d’amener ces organismes à : augmenter leur soutien à la science ouverte et promouvoir l’ouverture des résultats des recherches qu’ils contribuent à financer.

L’enquête a recueilli les réponses de 62 bailleurs de fonds de 29 pays européens. Sur cette base, SPARC Europe émet cinq recommandations à lire sur le site de notre source : Ouvrir la science

Plan de gestion de données – Recommandations à l’ANR

2019 Notes du Comité  » Dans cette note, le Comité pour la science ouverte émet 15 recommandations à l’Agence nationale de la recherche dans la mise en place d’un plan de gestion des données. Le comité attire l’attention sur l’adoption d’une démarche progressive qui favoriserait une adhésion des communautés et une meilleure adaptation à l’évolution des pratiques.  » Télécharger

Projet d’accord Elsevier-Couperin : quelle proportion de postprints en Open Access au bout de 2 ans ?

« Les conditions d’abonnement à la base ScienceDirect d’Elsevier pour 2019-2022 ont été renégociées par le consortium Couperin et l’accord de principe émanant de Couperin adressé à Elsevier a été dévoilé le 16 avril 2019. Cet accord inclut notamment une diminution de 13% sur le prix d’abonnement et une remise de 25% sur les frais de publication en accès ouvert (APC). 
Il inclut aussi un volet “Green Open Access” assez intriguant ; en effet le postprint (manuscrit auteur accepté) des chercheurs des institutions abonnées à ScienceDirect sera mis à disposition automatiquement en streaming par Elsevier au bout de 12 mois sur ScienceDirect, puis, sans que l’on sache comment, au bout de 24 mois sur HAL ou une autre archive ouverte. Le projet d’accord indique en effet : “Les fichiers seront fournis au format PDF et intégrés à une dark archive et pourront être ouverts publiquement et exposés 24 mois après la date de publication.” 

Les professionnels de l’IST en charge de torturer convaincre les chercheurs et leur faire déposer leurs full-texts dans HAL sont évidemment inquiets et craignent que cela ne décourage définitivement les auteurs de faire eux-mêmes leurs dépôts, et ce bien avant 24 mois, comme la Loi pour une République Numérique les autorise à le faire (6 mois ou 12 mois après publication). Le CCSD aussi s’inquiète de cette clause (et de toutes les autres d’ailleurs) dans un communiqué envoyé à Couperin et diffusé le 30 mai 2019 sur la liste CasuHAL (accès Renater Universalistes).

Ce qui nous interpelle ici c’est que les postprints mis à disposition dans HAL, plus précisément dans la dark archive, ne seraient que ceux “d’auteurs de correspondance des institutions de l’ESR français”.
Les négociateurs d’une part, Elsevier d’autre part, ont dû calculer quelle proportion d’articles cela représente. Comme nous n’avons pas l’information, nous avons tenté de faire le calcul nous-mêmes, avec les moyens à notre disposition. C’est un peu long… »

A lire sur Carnet’IST

Science Ouverte : et les prépublications dans tout ça ?

Depuis son lancement en 1991, Arxiv, le plus connu des serveurs de prépublication, a reçu plus d’1,5 million de prépublications. BioRxiv, une plate-forme équivalente en plein essor dans le domaine des sciences de la vie qui a vu le jour en 2013, a recueilli quant à elle plus de 40 000 soumissions, soit les travaux de plus de 160 000 chercheurs provenant de plus de 100 pays différents. Incontestablement, les prépublications prennent de l’ampleur dans le paysage des communications savantes, mais qu’en est-il de leur avenir ?

Ces premiers résultats font ressortir le caractère catalyseur de Twitter pour la diffusion des prépublications dans les communautés…

A lire sur le site « Ouvrir la science! »

Réaction au Plan S en SHS

« CAIRN.info est un portail de publications – livres, revues et magazines – de sciences humaines et sociales de langue française, créé en 2005. Avec près de 500 revues et 10.000 ouvrages édités par 200 maisons d’édition ou structures éditoriales différentes – presses universitaires, associations savantes, etc. –, il s’agit sans aucun doute d’un des principaux outils mis à la disposition des internautes – chercheurs, étudiants, professionnels, grand public motivé – intéressés par les publications en sciences humaines et sociales de langue française.

Le modèle d’accès que nous avons retenu est un modèle mixte gratuit / payant, certaines revues étant diffusées à titre entièrement gratuit sans aucune période d’embargo, d’autres appliquant un moving wall (accès payant aux derniers numéros, accès gratuit aux numéros plus anciens), de sorte qu’aujourd’hui plus de deux tiers des articles que nous diffusons le sont en accès absolument gratuit, en tous formats (PDF/html) pour tous les internautes.

Etant donné la diversité des titres présentés sur notre portail et la diversité des maisons d’édition ou des structures éditoriales avec qui nous travaillons, nous n’avons évidemment aucune prétention à pouvoir prendre la parole en leur nom. Nous pensons néanmoins disposer d’un poste d’observation suffisamment privilégié sur le secteur de l’édition S.H.S. de langue française, pour exprimer un avis motivé sur le Plan S. « 

Pour lire l’intégralité de l’article, voir sur le site cairn.info

Consultations 2018 de HAL

Le dernier billet du Blog du CCSD présente un topo sur les consultations de HAL, HAL-SHS et TEL en 2018 :

https://www.ccsd.cnrs.fr/2019/03/consultations-de-hal-en-2018-les-requetes-de-google-scholar-amenent-le-principal-du-trafic/

Pour mémoire, HAL est LE serveur d’archives ouvertes de la communauté scientifique française. Les chercheurs, enseignants-chercheurs, les laboratoires et les établissements peuvent y verser leur production bibliographique. La politique de HAL, renforcée par les demandes du MNESRI concernant le plen national pour une science ouverte recommande de mettre non seulement la référence, mais aussi le texte du document produit. Depuis a loi « Pour une République numérique », c’est possible quelle que soit la politique éditoriale de l’éditeur. A condition de mettre le post-print, c’est à dire le fichier Accepté après corrections, non mis en forme par l’éditeur. Avec un embargo de six mois après publication en ligne pour les « Sciences dures » et un an pour la SHS.

TEL est l’archive ouverte des thèses (Thèses En Ligne). Le dépôt du manuscrit y est obligatoire pour tout versement.

D’après le billet de blog du CCSD, les consultations de HAL proviennent pour une large part de Google scholar et pour TEL de Theses.fr

Avec le plan national pour une science ouverte L’archive HAL et TEL sont appelés à se développer puisque ce plan vise à mettre en Open access l’ensemble de la production scientifique publique financée pour plus de la moitié par le public

Bonne lecture.

Journées Nationales de la science Ouverte 2018

Ces journées se sont tenues les 4, 5 et 6 décembre 2018, à Paris

« De la stratégie à l’action », telle était leur thématique

Vous pouvez retrouver sur twitter le déroulé récapitulatif de ces journées avec le hashtag #JNSO2018

 

Et les vidéos des différentes interventions ici

 

Journée d’étude « interopérabilité et pérennisation des données de la recherche. Comment FAIR en pratique ? »

La journée thématique organisée le 27 novembre 2018 par le groupe de travail inter-réseaux « Atelier Données » de la MITI à Jussieu a été bien suivie.

Pour mémoire, les principes FAIR sont de rendre les données trouvables, accessibles, interopérables et réutilisables (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable)

Les supports des présentations seront déposés progressivement sur la page du programme et une publication de synthèse est prévue pour 2019.

Simon Chignard a testé Google Dataset Search, le moteur de recherche open data

Google vient de lancer en mode bêta Google Dataset Research un moteur de recherche dédié à la découverte des jeux de données ouvertes. L’annonce a été diversement accueillie au sein de la communauté de l’open data, certains y voyant une confirmation que l’open data est devenu un vrai sujet grand public, d’autres s’inquiétant du rôle que pourrait jouer à terme Google comme point d’accès unique à l’offre de données ouvertes.

Simon Chignard nous propose dans ce billet de découvrir les fonctionnalités de ce nouveau outil, d’en expliquer rapidement le fonctionnement et in fine d’en montrer les limites. Car il n’y a pas de miracle: la découvrabilité des données est un problème complexe que Google, malgré sa bonne volonté et son expertise n’a pas (encore) réussi à résoudre.

A voir sur Données ouvertes

Le Plan national pour la science ouverte

Le Plan national pour la science ouverte annoncé par Frédérique Vidal, le 4 juillet 2018, rend obligatoire l’accès ouvert pour les publications et pour les données issues de recherches financées sur projets. Il met en place un Comité pour la science ouverte et soutient des initiatives majeures de structuration du paysage concernant les publications et les données. Enfin, il est doté d’un volet formation et d’un volet international qui sont essentiels à la mobilisation des communautés scientifiques et à l’influence de la France dans ce paysage en cours de constitution.

Lire la Suite →