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Guide d’application de la loi pour une République numérique (article 30) Écrits scientifiques

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Ce guide a été rédigé par des chercheurs, des juristes et des professionnels de l’Information scientifique et technique* afin d’informer de manière simple les chercheurs des nouveaux droits que la loi pour une République numérique d’octobre 2016 leur a ouverts pour la diffusion de leurs écrits publiés dans des revues scientifiques. La présente version (courte) de ce guide sera complétée prochainement par une version plus détaillée explicitant notamment plus de cas spécifiques. »

 

Voir le guide

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La valeur des données de recherche : une nouvelle opportunité pour l’évaluation scientifique ?

Le groupe de travail Dialogu’IST propose son sixième atelier le mardi 12 juin 2018 (9h00-13h), portant sur La valeur des données de recherche : une nouvelle opportunité pour l’évaluation scientifique ?

Seront mis en exergue le rôle des données scientifiques dans la qualité de la recherche et les pistes qu’elles ouvrent pour l’évaluation de la recherche et des chercheurs.

Issus de laboratoires de recherche, de services de documentation et d’organismes de formation, les intervenants proposeront des états des lieux et des témoignages sur ces questions.

Basé sur la dynamique d’échanges libres et spontanés, l’atelier en visioconférence permet de donner la parole à tous les acteurs concernés, scientifiques et professionnels de l’information.

 

Programme :

 Ouverture de la visioconférence à 8h30

Ø  09h00 – 09h20 : Accueil des participants sur chaque site organisateur et collaborateur

 

Ø  09h20  –  09h30 : Accueil et présentation du programme par Fabien Borget, enseignant-chercheur à Aix-Marseille Université

 

Ø  09h30  –  10h15 : Données scientifiques et qualité de la recherché par Alain Rivet, ingénieur de recherché au CERMAV

 

Ø  10h15  –  11h00 : Retour d’expérience d’une collaboration professionnel de l’IST / informaticien par Stéphanie Cheviron, research data librarian et Julien Dupré, informaticien à l’université de Strasbourg

 

Pause café

 

Ø  11h20 – 12h05 : Le droit des données de la recherche par Hélène Skrzypniak, enseignant-chercheur à l’URFIST de Bordeaux

Ø  12h05 12h50 : La valeur des données de recherché, une nouvelle opportunité pour l’évaluation scientifique ? par Cristinel Diaconu, chercheur et directeur du CPPM – IN2P3, Lorène Béchard, archiviste et Responsable fonctionnel de la plateforme PAC au Cines et un représentant de l’ANR (sous réserve)

 

Ø  12h50 – 13h00 : Clôture de l’atelier par Fabien Borget

 

 

Retrouvez Dialog’IST sur l’un des sites suivants en vous inscrivant auprès du coordinateur du site qui vous indiquera alors les modalités locales :

Négociations en Europe entre consortium et éditeurs : un bras de fer qui finira par ‘tout ouvert’

« La revue Nature du 17 mai 2018 a publié une courte synthèse des négociations difficiles entre les consortium des états européens et les grands maisons d’édition (Springer, Elsevier et les autres). Ces négociations sont difficiles, les états ne voulant plus payer des abonnements à des maisons d’éditions, ces dernières rendant des services mal compris des chercheurs. Les bras de fer sont influencés par des facteurs divers dont les politiques des états (loi numérique en France) qui demandent aux chercheurs de publier en accès ouvert les recherches sur fonds public (au moins 50 % de fonds publics en France), et avec un éléphant dans la négociation, dont personne ne parle (sci-hub). (…) »

Les données de la recherche : Entretien avec Joachim Schopfel et Alexandre Serres

Entretien mené par Hans Dillaerts, MCF en SIC à l’Université Montpellier III

Joachim Schöpfel est enseignant-chercheur (MCF-HC) en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lille et membre du laboratoire GERiiCO. Après avoir dirigé l’UFR IDIST de 2009 à 2012 et l’Atelier National de Reproduction des Thèses de 2012 à 2017, il travaille aujourd’hui comme consultant indépendant dans le domaine de l’information scientifique. Adresse courriel : joachim.schopfel@univ-lille3.fr

Ses intérêts scientifiques : le libre accès à l’information, les données de la recherche, les thèses et mémoires, la science ouverte.

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Alexandre Serres est Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la communication. Il est co-responsable de l’URFIST de Rennes depuis 2002, et animateur du GRCDI (Groupe de Recherche sur les Cultures et la Didactique de l’Information). Il travaille à la fois sur les thématiques des cultures de l’information, de l’évaluation de l’information sur le web, de l’information scientifique et technique et, actuellement, de l’intégrité scientifique. Il est par ailleurs Référent à l’intégrité scientifique de l’Université Rennes 2, depuis le 1er janvier 2018.

Sur les données de recherche, il a coordonné une enquête menée en 2017 par l’URFIST de Rennes, la MSHB et le SCD Rennes 2, intitulée « Données de la recherche en SHS. Pratiques, représentations et attentes des chercheurs : une enquête à l’Université Rennes 2 », dont tous les résultats sont sur HAL.

On trouvera la liste de ses publications sur sa Page personnelle de Rennes 2. Adresse courriel : alexandre.serres@univ-rennes2.fr

Pour en savoir plus, lire l’entretien sur la page de notre source, Digital Libraries & Information Sciences

ODbL et CC-BY-SA… cousines, mais pas jumelles !

Avec les différentes licences pour les données, il y a de quoi s’y perdre et pas qu’un peu!

Voici un article de Medium qui récapitule ces dernières, pour les données diffusées en libre accès par les administrations.

« La Loi pour une République numérique a instauré une limitation des licences utilisables par les administrations pour diffuser données et documents administratifs. Tant mieux !

C’était en effet nécessaire vu l’inutile diversité qui commençait à se répandre en la matière dans certaines collectivités, entreprises ou établissements publics (ODbL “du Grand Lyon”, ou “de la SNCF”, “licence gratuite de repartage” de la BAN).ODbL

Les licences, qu’elles concernent les logiciels, bases de données ou contenus divers, sont en effet une source de complexité et d’insécurité pour les ré-utilisateurs, ainsi que les producteurs.

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Cette complexité liée aux multiples licences ne facilite pas les réutilisations, qui sont les fameuses externalités positives attendues par l’ouverture.

A lire sur le site de Medium

Evolution de la BSN vers le Comité pour la science ouverte (CoSO)

La Bibliothèque scientifique numérique (BSN) évolue vers la Science ouverte et devient le Comité pour la science ouverte (CoSO). Il est présidé par le Directeur général de la recherche et de l’innovation du MESRI.

Le CoSO sera composé d’experts de toutes professions et disciplines concernés par la Science ouverte, de chercheurs, de professionnels de l’information scientifique… Il aura pour mission de proposer des orientations et d’instruire des sujets sur les questions de Science ouverte, d’impulser et d’accompagner les actions associées, dans une structure fluide facilitant l’expression et la remontée des idées, suggestions et contributions aux différents groupes de travail.

Ce comité sera organisé autour de quatre Collèges, un Comité technique et un Comité de pilotage.

    • Un collège Publications
    • Un collège Données de la recherche
    • Un collège Compétences
    • Un collège Europe & international

Cette action est inscrite dans la feuille de route de l’initiative Open Gouvernement Partnership (OGP), au titre de l’engagement 14 : « Construire un écosystème de la Science ouverte ».

 

Lu sur le site de notre source : http://www.bibliothequescientifiquenumerique.fr/evolution-de-la-bsn-vers-le-comite-pour-la-science-ouverte-coso/

 

Le financement de la science ouverte en question

Un billet de Marlène que je vous retransmets
« In the Internet era information will be free, the only question remaining is who pays for that freedom. » — Kalev Leetaru
« David Lewis, directeur des BU de l’Indiana University – Purdue University Indianapolis, propose dans le texte « The 2,5% Commitment » de financer une infrastructure commune, nécessaire pour soutenir la science ouverte, en demandant aux bibliothèques d’y consacrer 2,5% de leurs budgets. Elle comprendrait, au minimum, les contributions des établissements :
« 1. Aux projets de logiciels libres qui sous-tendent les initiatives d’open science : Dspace,  Fedora, Hyku, OJS, ArchiveSpace, Islandora…
2. Aux archives disciplinaires : ArXiv, bioRxiv, ou the Humanities Commons
3. Aux grosses bases de données hébergeant des contenus ouverts comme HathiTrust ou l’Internet Archive
4. Aux outils, de Wikipedia à VIVO, en passant par l’Open Access Button ou Unpaywall
5. Aux organisations de conservation telles que le Digital Preservation Network ou l’Academic Preservation Trust
6. Aux ressources éducatives libres telles qu’OpenStax
7. Aux organisations qui soutiennent ces développements, comme DuraSpace, le Center for Open Science, le Public Knowledge Project, l’Open Texbook Network, Impactstory, Orchid, ou Creative Commons
8. Aux organisations de promotion telles que SPARC »
Pour en savoir plus, voir sur le blog de Marlène

OPIDoR : le portail de l’offre de services dédiés aux données de la recherche

Le portail OPIDoR (Optimisation du Partage et de l’Interopérabilité des Données de la Recherche) est un portail développé par l’Inist. Il propose un ensemble d’outils et de services facilitant la gestion et la valorisation des données afin de répondre aux critères d’intégrité, de reproductibilité et aux principes FAIR qui visent à rendre les données Faciles à trouver, Accessibles, Interopérables, Réutilisables.

Trois outils et services sont actuellement proposés :

 

  • DMP OPIDoRaccompagne les chercheurs et leurs partenaires avec un outil d’aide à la création en ligne de plans de gestion de données.
  • Cat OPIDoR cartographie, recense et décrit les services dédiés à la gestion des données de la recherche en France.
  • Un service d’attribution d’identifiants pérennes DOI (Digital Object Identifier) aux objets issus de la recherche proposé par l’Inist en sa qualité de membre du consortium DataCite.

Fournissant également des actualités sur les outils mis à disposition ainsi que des FAQ, le portail OPIDoR est le point d’accès centralisé d’une offre de services à destination de la communauté de l’Enseignement supérieur et de la recherche avec un accompagnement personnalisé de l’Inist.

D’autres services viendront prochainement compléter cette offre.

Consulter OPIDoR

Contact

4 recommandations en lien avec les publications scientifiques du Conseil Scientifique du CNRS

1. Recommandation sur les moyens du partage des données scientifiques
Le Conseil scientifique a organisé, avec la DIST, un séminaire sur la donnée scientifique partageable le 11 octobre 2017. Il rappelle que l’accès ouvert aux données et aux publications est essentiel et ouvre d’immenses perspectives. Ce développement d’un accès efficace et pertinent aux données de la recherche, respectueux des spécificités disciplinaires mais restant ouvert à la transdisciplinarité, suppose la mise en place ou le développement de structures IST dédiées à toutes les échelles territoriales, tant au niveau de l’organisme que de chaque Institut.
L’existence et le financement de telles infrastructures, pour permettre à la France d’être au niveau des pays comparables, doivent être pérennes et ne peuvent dépendre des seuls appels d’offre*.
En outre, le rôle essentiel des chercheur.se.s, documentalistes, informaticien.ne.s qui œuvrent de concert sur ces questions, dans ces infrastructures ou dans les unités de recherche, doit être clairement identifié par l’organisme, afin de permettre des recrutements adaptés, et reconnu en termes de carrières. Cela passe en particulier :
– pour les chercheur.se.s, par une prise en compte de ces tâches dans le cadre des évaluations de leur activité par les sections du comité national et dans la perspective des promotions ;
– pour les documentalistes et les informaticien.ne.s, par une identification claire (dans les fiches métiers) de filières de catégorie A pour le traitement de données scientifiques, le développement d’applicatifs à haute valeur ajoutée, ou encore la gestion des questions de confidentialité des données.
Le développement de réseaux de métiers autour des données scientifiques, et de discussions entre ingénieur.e.s, technicien.ne.s et chercheur.se.s autour des questions de métadonnées, est également à encourager.
* L’INIST, le CCSD, Huma-Num, Mathdoc, Progedo, le CDS et bien d’autres illustrent diversement ces mérites de la pérennité et de la stabilité.

2. Recommandation sur les discussions internationales autour du droit d’auteur
Le Conseil scientifique du CNRS se réjouit que la question des exceptions au droit d’auteur destinées à faciliter la circulation des résultats scientifiques et des publications ait été abordée dans le cadre de discussions sur l’évolution du droit d’auteur qui ont lieu autour de la Commission européenne et de l’Office mondial de la propriété intellectuelle (OMPI).
Au regard des informations dont il dispose sur le contenu de ces discussions, il s’inquiète cependant d’évolutions du droit, prévues pour lutter contre certains abus des « géants du web », mais qui pourraient menacer les activités de recherche (en matière de fouille de texte et de données (FTD), d’accès aux archives ouvertes, voire de droit de citation).
Le Conseil scientifique invite le CNRS et le ministère chargé de la Recherche à défendre fermement les besoins de la recherche scientifique dans ces discussions, en lien avec leurs homologues d’autres pays.
En matière de FTD, il appelle par ailleurs de ses vœux la publication prochaine du décret d’application prévu par la Loi pour une République numérique.
3. Recommandation sur l’auto-archivage des publications scientifiques
Le Conseil scientifique du CNRS avait appelé de ses vœux l’article de la Loi pour une République numérique qui établit la possibilité pour les personnels de recherche de diffuser en ligne leurs articles issus de recherches financées majoritairement sur fonds publics, quels que soient les contrats signés avec les éditeurs, après un délai d’« embargo » de six mois ou un an, selon les disciplines. Tout en soulignant que cet article n’établit aucune obligation en la matière, le Conseil appelle les personnels de recherche à se saisir de la possibilité qui leur est ainsi offerte d’améliorer la diffusion de leurs travaux et à faire usage des différentes « archives ouvertes » mises à leur disposition. Il appelle également le CNRS à encourager le dépôt en archives ouvertes et leur consultation.
4. Recommandation sur les évolutions de l’édition scientifique
Le Conseil scientifique a pris connaissance avec intérêt de l’« appel de Jussieu »*, récemment signé par le CNRS.
La prise en compte des positions des personnels de recherche est essentielle dans les débats en cours sur les objectifs et les nouveaux modèles possibles de l’édition scientifique. Dans une optique de « bibliodiversité », il est important de ne pas aboutir à un modèle économique unique. En particulier, le modèle « auteur-payeur » pose de réels problèmes d’utilisation des fonds publics et d’inégalités entre équipes. Le CNRS doit continuer à être une force de proposition dans ce domaine, en soutenant les innovations techniques et éditoriales qui respectent deux exigences : d’une part, faciliter et minimiser le coût de l’accès aux publications scientifiques ; d’autre part, maintenir l’évaluation par les pairs de la production scientifique, sans a priori et dans le respect de la diversité des communautés scientifiques.

 

L’Appel de Jussieu

« Un collectif français représentatif des chercheurs et des professionnels de l’édition scientifique lance l’Appel de Jussieu pour la Science ouverte et la bibliodiversité. Son but est d’élaborer et de mettre en œuvre des modèles alternatifs adaptés aux objectifs de la science ouverte en affirmant la nécessité de soutenir l’innovation pour une rénovation profonde des fonctions éditoriales. Le collectif appelle ainsi à la constitution d’un consortium international d’acteurs pour fédérer les initiatives. Il s’adresse également aux institutions de recherche avec leur bibliothèque pour sécuriser dès maintenant une part de leurs budgets d’acquisition pour soutenir le développement d’une édition scientifique réellement ouverte et innovante. »

Pour en savoir plus, lire sur le site de notre source : Open Access – INIST