Archives de l’Auteur Isabelle DUBIGEON | Documentaliste Scientifique et Technique

Plan de gestion de données – Recommandations à l’ANR

2019 Notes du Comité  » Dans cette note, le Comité pour la science ouverte émet 15 recommandations à l’Agence nationale de la recherche dans la mise en place d’un plan de gestion des données. Le comité attire l’attention sur l’adoption d’une démarche progressive qui favoriserait une adhésion des communautés et une meilleure adaptation à l’évolution des pratiques.  » Télécharger

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Projet d’accord Elsevier-Couperin : quelle proportion de postprints en Open Access au bout de 2 ans ?

« Les conditions d’abonnement à la base ScienceDirect d’Elsevier pour 2019-2022 ont été renégociées par le consortium Couperin et l’accord de principe émanant de Couperin adressé à Elsevier a été dévoilé le 16 avril 2019. Cet accord inclut notamment une diminution de 13% sur le prix d’abonnement et une remise de 25% sur les frais de publication en accès ouvert (APC). 
Il inclut aussi un volet “Green Open Access” assez intriguant ; en effet le postprint (manuscrit auteur accepté) des chercheurs des institutions abonnées à ScienceDirect sera mis à disposition automatiquement en streaming par Elsevier au bout de 12 mois sur ScienceDirect, puis, sans que l’on sache comment, au bout de 24 mois sur HAL ou une autre archive ouverte. Le projet d’accord indique en effet : “Les fichiers seront fournis au format PDF et intégrés à une dark archive et pourront être ouverts publiquement et exposés 24 mois après la date de publication.” 

Les professionnels de l’IST en charge de torturer convaincre les chercheurs et leur faire déposer leurs full-texts dans HAL sont évidemment inquiets et craignent que cela ne décourage définitivement les auteurs de faire eux-mêmes leurs dépôts, et ce bien avant 24 mois, comme la Loi pour une République Numérique les autorise à le faire (6 mois ou 12 mois après publication). Le CCSD aussi s’inquiète de cette clause (et de toutes les autres d’ailleurs) dans un communiqué envoyé à Couperin et diffusé le 30 mai 2019 sur la liste CasuHAL (accès Renater Universalistes).

Ce qui nous interpelle ici c’est que les postprints mis à disposition dans HAL, plus précisément dans la dark archive, ne seraient que ceux “d’auteurs de correspondance des institutions de l’ESR français”.
Les négociateurs d’une part, Elsevier d’autre part, ont dû calculer quelle proportion d’articles cela représente. Comme nous n’avons pas l’information, nous avons tenté de faire le calcul nous-mêmes, avec les moyens à notre disposition. C’est un peu long… »

A lire sur Carnet’IST

Science Ouverte : et les prépublications dans tout ça ?

Depuis son lancement en 1991, Arxiv, le plus connu des serveurs de prépublication, a reçu plus d’1,5 million de prépublications. BioRxiv, une plate-forme équivalente en plein essor dans le domaine des sciences de la vie qui a vu le jour en 2013, a recueilli quant à elle plus de 40 000 soumissions, soit les travaux de plus de 160 000 chercheurs provenant de plus de 100 pays différents. Incontestablement, les prépublications prennent de l’ampleur dans le paysage des communications savantes, mais qu’en est-il de leur avenir ?

Ces premiers résultats font ressortir le caractère catalyseur de Twitter pour la diffusion des prépublications dans les communautés…

A lire sur le site « Ouvrir la science! »

Les évolutions du plan S (en 20 points)

Le Plan S, c’est la version européenne du Plan National pour une science ouverte défini en juillet dernier. Son application est reportée à 2021.

« SPARC Europe a publié sur son site un rapport sur les changements dans le plan S suite à la consultation publique (dont l’ensemble des contributions vient d’être rendue publique sur Zenodo) sur le guide d’implémentation dudit plan. Voici une traduction du résumé du rapport, pour se faire une idée des principales évolutions du Plan S. »

A lire sur le site de notre source, Le blog Marlène’s corner : Résumé des 20 changements majeurs du Plan S

Les données APC 2017 pour le CNRS publiées sur la plateforme OpenAPC

Le consortium Couperin a lancé, en 2017, une enquête sur la pratique des APC (Article Processing Charges) dans plusieurs universités et organismes de recherche français.

Aujourd’hui, le jeu de données APC 2017 du CNRS vient compléter celles des établissements français déjà consultables sur la plateforme OpenAPC.

Ce recueil d’informations a pour objectif de :

  • disposer de données concrètes sur la réalité de la pratique de publication en open access avec paiement d’APC, les montants en jeu et leur évolution (une première enquête ayant déjà été réalisée sur les données 2015)
  • alimenter les sites dédiés à la transparence des coûts de l’information scientifique, et particulièrement le site OpenAPC auquel participent un grand nombre de pays, dont la France.

Pour en savoir plus, voir sur le site de notre source : l’INIST

Lancement d’un appel Flash science ouverte sur les pratiques de recherche et les données ouvertes

« L’Agence nationale de la recherche (ANR) lance un appel Flash dans le domaine de la science ouverte. Prévu dans le cadre du Plan national pour la science ouverte et annoncé par la ministre Frédérique Vidal lors des Journées nationales de la science ouverte 2018, cet appel vise à demander à la communauté scientifique elle-même de proposer, domaine par domaine, discipline par discipline, spécialité par spécialité, comment elle peut appliquer les principes de la science ouverte à propos des données de la recherche.

L’appel a pour vocation de contribuer :

  • Au financement de travaux permettant de produire des résultats activables par des communautés disciplinaires larges afin de faire progresser l’état de l’art et les pratiques,
  • A l’appropriation de cette démarche également par des communautés scientifiques historiquement peu structurées autour des données,
  • Et in fine, à la structuration en France d’une communauté multidisciplinaire centrée sur les « données ». « 

Pour en savoir plus, voir sur le site de notre Source : L’Agence Nationale de la Recherche (ANR)

Un historique du libre accès aux publications et aux données

Le site « ouvrir la science » publie un historique du chemin qui nous a mené vers la science ouverte

 » L’historique liste un certain nombre d’évènements, actions, prises de position en lien avec l’ouverture des publications et des données de la recherche. Il ne se veut pas exhaustif, mais il déroule des faits marquants qui ont jalonné ce mouvement depuis les années 1990 jusqu’à l’année 2018. »

A lire sur « ouvrir la science »

Réaction au Plan S en SHS

« CAIRN.info est un portail de publications – livres, revues et magazines – de sciences humaines et sociales de langue française, créé en 2005. Avec près de 500 revues et 10.000 ouvrages édités par 200 maisons d’édition ou structures éditoriales différentes – presses universitaires, associations savantes, etc. –, il s’agit sans aucun doute d’un des principaux outils mis à la disposition des internautes – chercheurs, étudiants, professionnels, grand public motivé – intéressés par les publications en sciences humaines et sociales de langue française.

Le modèle d’accès que nous avons retenu est un modèle mixte gratuit / payant, certaines revues étant diffusées à titre entièrement gratuit sans aucune période d’embargo, d’autres appliquant un moving wall (accès payant aux derniers numéros, accès gratuit aux numéros plus anciens), de sorte qu’aujourd’hui plus de deux tiers des articles que nous diffusons le sont en accès absolument gratuit, en tous formats (PDF/html) pour tous les internautes.

Etant donné la diversité des titres présentés sur notre portail et la diversité des maisons d’édition ou des structures éditoriales avec qui nous travaillons, nous n’avons évidemment aucune prétention à pouvoir prendre la parole en leur nom. Nous pensons néanmoins disposer d’un poste d’observation suffisamment privilégié sur le secteur de l’édition S.H.S. de langue française, pour exprimer un avis motivé sur le Plan S. « 

Pour lire l’intégralité de l’article, voir sur le site cairn.info

Consultations 2018 de HAL

Le dernier billet du Blog du CCSD présente un topo sur les consultations de HAL, HAL-SHS et TEL en 2018 :

https://www.ccsd.cnrs.fr/2019/03/consultations-de-hal-en-2018-les-requetes-de-google-scholar-amenent-le-principal-du-trafic/

Pour mémoire, HAL est LE serveur d’archives ouvertes de la communauté scientifique française. Les chercheurs, enseignants-chercheurs, les laboratoires et les établissements peuvent y verser leur production bibliographique. La politique de HAL, renforcée par les demandes du MNESRI concernant le plen national pour une science ouverte recommande de mettre non seulement la référence, mais aussi le texte du document produit. Depuis a loi « Pour une République numérique », c’est possible quelle que soit la politique éditoriale de l’éditeur. A condition de mettre le post-print, c’est à dire le fichier Accepté après corrections, non mis en forme par l’éditeur. Avec un embargo de six mois après publication en ligne pour les « Sciences dures » et un an pour la SHS.

TEL est l’archive ouverte des thèses (Thèses En Ligne). Le dépôt du manuscrit y est obligatoire pour tout versement.

D’après le billet de blog du CCSD, les consultations de HAL proviennent pour une large part de Google scholar et pour TEL de Theses.fr

Avec le plan national pour une science ouverte L’archive HAL et TEL sont appelés à se développer puisque ce plan vise à mettre en Open access l’ensemble de la production scientifique publique financée pour plus de la moitié par le public

Bonne lecture.

Édition scientifique ouverte et structurée : les bonnes pratiques éditoriales

Avec le Plan National pour la Science Ouverte (juillet 2018), la France s’engage pour que les résultats de la recherche scientifique soient ouverts à tous, chercheurs, entreprises et citoyens, sans entrave, sans délai, sans paiement. En vue de construire la bibliodiversité, deux mesures centrales sont prises : explorer les nouveaux modèles économiques pour les revues comme pour les livres en accès ouvert et dynamiser les presses universitaires et le secteur éditorial qui feront le choix de l’accès ouvert. Enfin, la France participera à l’échelle européenne et internationale à la structuration de la science ouverte en contribuant notamment aux infrastructures comme le DOAJ (Directory of Open Access Journals) ou la fondation franco-néerlandaise Directory of Open Access Books (DOAB).

Après la première rencontre Visibilité des revues scientifiques et référencement dans les systèmes d’information organisée en 2016, le groupe de travail GT Revues, adossé à la Commission Recherche de l’Université Toulouse – Jean Jaurès, organise une 2e rencontre autour de l’édition afin d’inscrire durablement la question de l’édition numérique ouverte et structurée dans la politique scientifique de l’établissement, le 22 février 2019

Pour en savoir plus, voir le site de notre source : « Ouvrir la science »