De l’open data… au data librarian

Professionnels de l’information : en avant toute !

Notre métier s’est vu profondément bouleversé avec l’arrivée de l’électronique qui a balayé progressivement le papier. Et ce n’est pas fini. Arrivent à grand pas les « données ouvertes ». Qu’on le veuille ou non, la vague de l’open data est bien là [1]. Et dans cette vague, professionnels de l’information vont être mis au-devant de la scène. Nous qui travaillons sur des « produits finis », il va falloir revoir nos habitudes pour faire face à ce gisement de données à l’état brut. Nous avons un rôle majeur à jouer dans ce processus [2]. A nous de franchir le pas en valorisant nos compétences trop souvent méconnues. Qui dit données dit « métadonnées ». Encore faut-il que ces dernières soient exploitables ? Et, il faudra bien les gérer, les valoriser. Dîtes-moi qui mieux que nous pour le faire ?

Asseoir notre légitimité

Participer à la construction de nouvelles connaissances : quelle belle perspective ! L’enjeu est de taille. Il faudra retrousser nos manches pour se faire accepter dans ce champ nouveau et faire nos preuves. Affûter et élargir nos compétences sera alors indispensable [3] par la mise en place d’un volet formation comme :

→ L’identification pérenne des données ;
→ L’interopérabilité ;
→ La gestion des données et de l’espace dédié ;
→ Le catalogage des données ;
→ Le développement de standards applicables aux métadonnées ;
→ Le traitement sémantique des données, etc.

Tout cela, ce sera sans compter sur l’aide précieuse du « Digital Curator » [4] qui concevra des solutions techniques et nous permettra de travailler sur des outils spécifiques. Au-delà de la question de la formation qui sera un enjeu décisif, le succès de ce mouvement dépendra d’une collaboration étroite entre les producteurs de données, informaticiens et professionnels de l’information. Je perçois votre scepticisme et, je ne vous cache pas le mien également. Toutefois, je persiste à croire que des actions peuvent être menées en ce sens comme, par exemple, la mise en place de groupes de travail collaboratifs.

C’est un gigantesque terrain qui s’ouvre à nous. Il nous offre une opportunité de taille : celle de remodeler notre métier en « Data Librarian » [5] ou « Data Curator » [6]. Des notions encore trop peu connues en France et qui ne demandent qu’à entrer dans les usages. Une utopie, me direz-vous ? Pas si sûr, comme l’a récemment rappelé Ghislaine Chartron [7], il suffit de franchir la frontière franco-britannique pour le constater.

Mona T. | Documentaliste Juridique

Source photo : http://www.publicdomainpictures.net


[1] « Open data et données juridiques publiques en France : les pouvoirs publics sont lancés. La preuve par 10 », Emmanuel Barthe, http://www.precisement.org, 27 mai 2011.

[2] Dossier : « Les métiers de l’information et la « donnée » : analyse d’un monde en mutation », DocSI n° 3, http://www.cairn.info, septembre 2013.

[3] « Liber 2013 », DELHAYE Marlène, http://marlenescorner.net, septembre 2013.

[4] From Wikipedia, the free encyclopedia.

[5] From Wikipedia, the free encyclopedia.

[6] From Wikipedia, the free encyclopedia.

[7] CHARTRON Ghislaine, « Changement de périmètre pour l’IST », Journée ‘‘Documentation Mathématique’’, 21 mai 2013, CIRM.

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